AlainShow — Solèy Débat

PolitikAugust 19, 2026

Haïti : Ulysse Jean Chenet appelle l’OEA à faire de la sécurité la priorité avant les élections

Mouvman Point Final la, nan vwa koòdonatè jeneral li Ulysse Jean Chenet, mande OEA a pou plase sekirite anwo tout lòt priyorite anvan òganizasyon pwochen eleksyon yo nan Ayiti.

À l’occasion de la visite en Haïti du Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, accompagné d’une délégation de haut niveau, le Mouvement Point Final, par la voix de son coordonnateur général Ulysse Jean Chenet, appelle la communauté régionale et internationale à placer la question sécuritaire au-dessus de toute autre priorité, notamment l’organisation des prochaines élections. « On ne peut rien planifier de bon en Haïti sans résoudre au préalable le problème de l’insécurité. » Pour Ulysse Jean Chenet, l’insécurité agit aujourd’hui comme « une bactérie qui pollue l’environnement d’Haïti », compromettant aussi bien les investissements que le fonctionnement des institutions et la possibilité d’organiser des élections crédibles. ## Sécurité et élections : une équation impossible ? Selon les estimations avancées par le Mouvement Point Final, 52 % des électeurs pourraient rencontrer des difficultés à participer normalement aux élections en raison de la violence des groupes armés. Le mouvement affirme également que plusieurs communes des départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre sont fortement affectées ou sous l’influence de groupes armés. Ces chiffres et estimations, qui nécessitent d’être confrontés aux données officielles disponibles, servent néanmoins de base à une question fondamentale soulevée par Ulysse Jean Chenet : Peut-on organiser des élections nationales crédibles lorsqu’une partie importante du territoire et de la population demeure confrontée à une grave insécurité ? Pour le coordonnateur du Mouvement Point Final, la réponse est non. Selon lui, organiser des élections dans de telles conditions pourrait affecter leur participation, leur crédibilité et, à terme, la légitimité des institutions qui en seraient issues. ## « On n’a pas droit à l’erreur » Ulysse Jean Chenet estime qu’Haïti doit éviter de considérer les élections comme une simple formalité permettant de sortir de la transition. Pour lui, l’objectif devrait être d’organiser de bonnes élections, suffisamment inclusives, sécurisées et crédibles pour permettre au pays de reconstruire progressivement ses institutions. Sa position peut se résumer ainsi : Sécurité → élections crédibles → institutions légitimes → investissements et développement. Dans cette logique, vouloir inverser l’ordre des priorités constituerait une erreur stratégique. ## Une critique adressée à l’OEA et à la CARICOM Le Mouvement Point Final se montre également très critique envers l’approche de certains partenaires internationaux. Ulysse Jean Chenet qualifie la visite de la délégation de haut niveau de l’OEA de « faux mouvement » s’il n’en découle pas une réponse concrète et rapide contre les groupes armés. Il exprime également sa méfiance envers certaines initiatives occidentales menées à travers l’OEA et la CARICOM et établit un lien avec l’intérêt qu’il attribue à des investisseurs chinois pour Haïti. Cette partie de sa déclaration relève toutefois de l’analyse et de la position politique du Mouvement Point Final et ne doit pas être confondue avec un fait établi sans éléments supplémentaires permettant de démontrer l’existence d’une telle stratégie. ## La proposition : une Task Force régionale Plutôt qu’une nouvelle série de discussions politiques, le Mouvement Point Final demande à l’OEA de contribuer à la création d’une Task Force regroupant les pays de la région, avec comme objectif prioritaire de soutenir le démantèlement des groupes armés et le rétablissement de la sécurité. Selon Ulysse Jean Chenet, ce n’est qu’après une amélioration significative de la situation sécuritaire qu’Haïti pourra sérieusement aborder : - l’organisation des élections ; - le développement durable ; - la réforme administrative ; - la réforme institutionnelle ; - l’investissement national et étranger. ## La question AlainShow Au-delà de la position du Mouvement Point Final, cette déclaration remet au centre du débat une interrogation essentielle : Haïti doit-elle organiser rapidement des élections malgré l’insécurité, ou faut-il d’abord reprendre le contrôle du territoire et garantir la libre circulation des citoyens avant d’ouvrir les urnes ? Et surtout : Une élection peut-elle véritablement restaurer la légitimité de l’État si une partie importante de la population n’est pas en mesure d’y participer librement et en toute sécurité ? Pour AlainShow, ce débat mérite d’être posé sans passion partisane : la démocratie ne se limite pas à installer des urnes. Elle suppose également que chaque citoyen puisse accéder à ces urnes librement, sans peur et sans contrainte. ALAINSHOW — Nou se Solèy Deba !

Kòmantè

  • Poko gen kòmantè. Se ou k ap premye a.
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